Comment sortir de la phobie sociale ? À l’heure où de nombreuses personnes souffrent de cette peur sans pour autant réussir à en sortir, il est important de parler des clés qui fonctionnent pour avancer.

Découvrez les 10 règles d’or qui m’ont permis de sortir de la phobie sociale pour ne plus y revenir.

Ayant souffert de cette phobie pendant plusieurs années, je peux vous dire que cela n’a pas été facile… Voici pourtant les 10 règles d’or que j’ai suivies qui vont vous permettre d’en sortir.

1 – Cherchez l’aide dont vous avez besoin

La première leçon que j’ai apprise tôt dans mon parcours fut l’importance de mettre son ego de côté pour s’en sortir.

Et oui, si vous voulez dépasser votre phobie sociale, vous allez devoir mettre votre fierté de côté et aller chercher l’aide dont vous avez besoin…

Aller consulter un ou une thérapeute n’est pas quelque chose de néfaste, puisque l’objectif est de vous aider. Évidemment qu’il y a aura des thérapies où rien ne fonctionnera, et où le ou la thérapeute ne vous conviendra pas ! Néanmoins l’important est toujours de :

  • Persévérer jusqu’à trouver ce qui vous conviendra le mieux
  • Continuer à chercher le moyen de sortir de votre phobie 
  • Travailler à désinstaller votre peur chaque jour de l’année
  • Chercher l’aide la plus adéquate pour vous améliorer aujourd’hui

Aller chercher l’aide dont on a besoin, et que l’on ne trouve pas actuellement n’est pas un abus de faiblesse ! Si vous êtes accompagné(e), vous avancerez probablement plus vite que si vous êtes seul(e) et sans ressource.

Prenez avantage de l’aide que vous avez à disposition : comme on dit “seul on va vite, ensemble on va plus loin” !

Alors, utilisez l’aide de personnes extérieures, malgré votre peur, pour en sortir. Vous aurez ainsi l’aide nécessaire pour vous améliorer, même si elle sera au départ difficile à aller chercher. 

2 – Cherchez le soutien de vos proches pour sortir de la phobie sociale

La deuxième leçon que j’ai apprise tôt dans mon parcours a aussi été l’importance du soutien de ses proches dans ce chemin.

Et oui, même si l’on a peur des autres et que cela nous tiraille, le soutien de nos proches est tout de même un élément qui peut nous aider à avancer dans cette période difficile.

Une période qui peut durer des années, et créer de longues difficultés et souffrances : il est donc important de savoir sur qui vous pouvez vous reposer. Avoir un soutien extérieur :

  • Aide à garder le moral dans les temps difficiles
  • Permets de retrouver sa motivation plus rapidement
  • Aider à tenir et persévérer malgré les difficultés 
  • Rends l’expression de ses émotions plus aisée
  • Aide à apaiser ses émotions négatives

Et oui, le groupe est souvent supérieur au fait d’être seul ! Avoir le soutien de ses proches est un aspect indéniable pour qui veut sortir de sa phobie sociale.

Évidemment, si vous n’avez pas ce soutien-là, vous pourrez aller en chercher un ailleurs : que ce soit au travers de thérapeutes, psychologues, ou au travers d’associations.

Mais si vous pouvez avoir l’aide de personnes pour qui vous comptez, et qui comptent pour vous, ce serait tout de même mieux. Vous aurez ainsi le soutien nécessaire pour avancer.

3 – Apprenez à vous connaître

La troisième leçon que j’ai apprise tôt dans mon parcours a aussi été l’importance d’apprendre à se connaître soi-même avant d’amorcer tout changement.

Et oui, on dit souvent “connais-toi toi-même“, et pour cause ! Cela s’applique aussi à la phobie sociale, car connaître et reconnaître ses peurs peut vous aider à les apprivoiser. On ne peut pas vaincre un ennemi que l’on ne voit pas… Or, en apprenant à comprendre :

  • Pourquoi vous avez peur : une situation sociale difficile, nouvelle…
  • De quoi vous avez peur : jugement des autres, de la critique, du regard…
  • Depuis quand vous avez peur : plusieurs années, récemment…
  • Quelles sont vos pensées : les croyances irrationnelles que vous avez

En fait, vous en apprendrez assez pour élaborer une meilleure stratégie, que si vous ne connaissiez pas ces éléments ! Si vous savez que vous avez peur du jugement des autres, vous pouvez travailler progressivement à plus vous exposer à leur jugement. Si vous avez des croyances négatives liées aux autres, vous pouvez détecter quelles seraient les croyances inverses à cultiver.

En apprenant à mieux vous connaître, vous obtiendrez des informations qui seront les clés de votre guérison

4 – Personne n’est parfait

La quatrième leçon que j’ai apprise plus tard dans mon parcours a été l’importance de comprendre que personne n’est parfait.

Et oui, je sais que c’est parfois facile à intégrer, néanmoins c’est un fait plus avéré que l’on ne le pense ! Personne n’est parfait, que ce soit vous, votre voisin, votre famille, les thérapeutes ou soignants que vous rencontrerez…

Tout le monde s’efforce de faire de son mieux avec ses capacités et vous aussi. C’est pour cela qu’il est important de faire preuve d’indulgence envers soi-même. Comprendre que :

  • Personne n’est parfait que ce soit nous ou une autre personne
  • Chaque personne fait de son mieux dans sa situation 
  • Rien n’est établi, chaque personne tente de s’adapter au mieux
  • Tout le monde fait des erreurs, mais cela est réparable
  • Votre difficulté n’est pas une raison de vous taper sur les doigts

Pour vous en sortir, il vous faudra aussi faire preuve d’indulgence envers vous-même ! Se taper sur les doigts ou sur ceux de son voisin n’est jamais la solution.

Faire preuve de bienveillance et de sollicitude envers soi-même, par contre, permet de trouver la solution plus rapidement. Cela permet aussi d’apaiser vos émotions et de relativiser vos difficultés, car la phobie sociale prend du temps à se désinstaller.

Alors, ne vous rajoutez pas un obstacle en plus ! Vous faites de votre mieux chaque jour et cela a de l’importance, alors n’oubliez pas de faire preuve d’un peu d’indulgence.

5 – Optez pour des traitements naturels

La cinquième leçon que j’ai apprise au fil de mon parcours, a aussi été l’importance d’opter pour des traitements naturels pour l’anxiété.

Les traitements plébiscités ne sont souvent pas de cette nature : ce sont les anxiolytiques, les antidépresseurs… Mais ce n’est pas parce que l’on vous montre une voie que c’est la seule ! Il existe en fait un autre chemin. Celui, selon moi, des traitements naturels, qui peuvent aussi vous aider à réduire l’anxiété que vous vivez au contact des autres. Par exemple :

  • Camomille : existant en tisane et en compléments alimentaires
  • Mélisse : existant en tisane également, plante apaisante pour l’anxiété
  • Lavande : existant en huile essentielle, à diffuser dans l’air 
  • Fleurs de Bach : existant en gouttes ou en pastilles pour l’anxiété

Ce ne sont que des exemples, mais il en existe des centaines d’autres ! De nombreuses plantes peuvent vous aider à apaiser votre anxiété, sans mettre en danger votre santé.

Elles ne vous créeront pas d’addictions et ne seront pas ni nocives ni chimiques, ce qui est très important. Car si vous vivez de l’anxiété, pas besoin de rajouter d’autres problèmes supplémentaires, comme l’addiction aux médicaments.

Testez ces alternatives naturelles et voyez les effets qu’elles ont sur vous ! Vous n’avez rien à y perdre, car elles ont peu, voire pas d’effets secondaires.  

6 – Organisez-vous pour vous améliorer

La sixième leçon que j’ai apprise au fil de mon parcours a aussi été l’importance de planifier ce sur quoi il nous faut travailler.

Chaque voyage commence par un itinéraire. Or, si l’on ne sait ni où l’on va, ni les étapes que nous aurons à franchir sur le chemin, nous n’irons nulle part.

C’est la même chose pour la phobie sociale.

Quel est votre objectif ? Où souhaitez-vous aller ? Si votre destination est “là où il n’y a pas d’anxiété sociale“, il sera alors important pour vous de définir les :

  • Étapes que vous aurez à valider pour atteindre votre but
  • Difficultés que vous rencontrerez sur le chemin à dépasser 
  • Ressources que vous avez à disposition et que vous pourrez mobiliser
  • Améliorations qu’il vous faudra viser de façon hiérarchique

Tout travail commence par l’élaboration d’une carte, et même si tout n’est pas clair dès le début, il est important de réfléchir au chemin qu’il vous faudra suivre pour en sortir.

Rien n’est jamais évident au début ! On voit souvent les obstacles, et très peu les solutions pour conduire à une situation différente. Prenez quelques minutes pour réfléchir aux situations difficiles pour vous : notez-les en masse, puis donnez-leur une note de 0 à 100, de la moins anxiogène à la plus anxiogène.

Vous avez désormais l’amorce d’une carte qui vous aidera à travailler sur vous de façon progressive.

7 – Tout est une question de pensées

La septième leçon que j’ai apprise au fil de mon parcours a été encore une fois l’importance de changer ses pensées.

La phobie sociale, comme tout trouble anxieux d’ailleurs, est aussi une question de pensées qui créent cette anxiété-là.

Si vous avez peur des autres, peur qu’ils aient un jugement négatif à votre égard, c’est que vous avez des pensées qui corroborent cette idée-là. Sans que vous vous en rendiez compte ! Toutes les peurs que l’on a sont basées sur des :

  • Pensées souvent dysfonctionnelles sur l’objet de vos peurs 
  • Croyances souvent limitantes sur les autres et leur attitude
  • Représentations souvent négatives sur ce que pensent les autres
  • Impressions souvent biaisées sur ce qu’est la réalité et le monde
  • Ressentis basés sur nos émotions qui nourrissent ce cercle vicieux

Si vos pensées sont le problème, alors elles sont également la solution !

Les pensées et croyances que vous avez sur les autres peuvent être modifiées, cependant elles mettront du temps à se reprogrammer. La phobie sociale est tout de même un trouble anxieux sévère qui demandera toujours une attention particulière sur la durée.

Pour en sortir, il faudra à un moment tenter de comprendre les pensées qui reviennent le plus dans votre dialogue intérieur : quelles pensées sont les plus récurrentes ?

C’est à partir de cet état des lieux que vous pourrez commencer, mais pas avant. 

8 – Améliorez votre alimentation pour sortir de la phobie sociale

La huitième leçon que j’ai apprise au fil de mon parcours a été l’importance de l’alimentation dans la guérison de l’anxiété.

À partir du moment où j’ai changé mon alimentation, mon hygiène de vie, et tout ce qui avait un lien avec la santé, c’est là que mon anxiété a diminué.

J’ai pu commencer à m’améliorer et sortir de la phobie sociale bien qu’elle se soit installée. L’alimentation est la clé pour sortir de tout trouble anxieux que ce soit selon moi, bien que toute l’hygiène de vie soit d’égale importance :

  • Alimentation que l’on adopte : malsaine vs saine et bénéfique
  • Sommeil que l’on a : de mauvaise qualité vs de bonnes qualités 
  • Activité physique que l’on fait : peu importante vs importante
  • Environnement dans lequel on vit : malsain vs propre et organisé

Tous ces éléments font partie de ce qu’on appelle l’hygiène de vie, un élément très important qui déterminera votre guérison, bien que cela n’est que très peu souvent abordé.

On essaie souvent de travailler sur ses pensées et l’anxiété que l’on ressent, mais on oublie souvent de modifier son hygiène de vie. Pourquoi ? Et bien parce que l’on pense souvent que c’est un élément secondaire, alors que c’est en fait la première chose.

Pour sortir de la phobie sociale, je vous conseille de jeter un œil à votre assiette : ce qu’il y aura dedans sera le problème ou la solution…

9 – Personne ne s’en sort seul

La neuvième leçon que j’ai apprise au fil de mon parcours a été l’importance de s’entourer pour s’en sortir.

Si le soutien de ses proches est important, c’est que l’entourage aide aussi à sortir de la phobie sociale. On parle souvent de l’importance de l’entourage dans la “réussite“, mais on aborde souvent moins son importance pour la guérison des troubles anxieux.

On a peur des autres, certes, cela ne veut cependant pas dire que l’on a peur de ce qu’ils vont tous penser de la même manière ! Certaines personnes sont réellement :

  • Gentilles dans leur façon de parler et de se comporter
  • Bienveillantes dans les mots qu’elles choisiront d’employer
  • Prévenantes dans leur attitude et l’aura qu’elles dégageront
  • Sécurisantes par leur présence qui sera plus rassurante

Ce ne sont pas forcément les membres de notre famille, cela peut être des amis de notre famille, des thérapeutes, ou des personnes que vous rencontrerez au fil de votre chemin.

Entourez-vous de personnes qui vous aident à vous sentir en sécurité, même si ce n’est qu’un peu plus que d’habitude.

Personne ne survit seul !

Et même dans la difficulté dans laquelle vous vous trouvez, certaines personnes peuvent vous comprendre. Celles souffrant elles-mêmes de phobie sociale par exemple.

Essayer de faire une thérapie de groupe peut aussi grandement vous aider, bien que cela vous terrifiera au début : je vous garantis que la suite sera bien différente !

10 – Engagez-vous sur la durée

La dixième leçon que j’ai apprise au fil de mon parcours a aussi été l’importance de s’engager sur la durée.

Pour sortir de la phobie sociale, il est nécessaire de s’engager sur la durée et non lors d’une période limitée.

Toute condition, du moins lorsque l’on parle d’un trouble anxieux sévère, nécessite que l’on y prête attention sur la durée, voire même toute sa vie.

Car les pensées se sont installées, et même si nous nous améliorons, elles peuvent revenir… C’est pour cela que je vous conseille de :

  • Voir l’anxiété sociale comme une conquête sur la durée
  • Penser votre objectif comme un objectif de vie
  • Travailler sur vous-même de façon habituelle
  • Installer des routines qui vous aideront à vous stabiliser
  • Améliorer votre hygiène de vie un peu plus chaque jour
  • Vous engager sur la durée pour vous améliorer

Et oui, rien de tel que de s’engager à mille pour cents dans ce que l’on fait !

Toute difficulté que vous rencontrerez vous demandera de vous y engager pour la dépasser : et la phobie sociale n’y manquera pas. Cette dernière clé vous sera grandement utile, comme elle l’a été pour moi.

J’espère que ces clés vous aideront à sortir de la phobie sociale dont vous souffrez !

Vous avez découvert les 10 règles d’or qui m’ont aidé à travers mon parcours.

Pour découvrir plus d’article de ce genre, je vous invite à visiter mon blog Diminuer l’anxiété et le stress.