Alors que des gens se peignent des trèfles à quatre feuilles sur le visage le jour de la Saint-Patrick ou mettent un fer à cheval miniature dans leur poche avant un examen important, la question se pose : les porte-bonheur sont-ils réellement efficaces ?

             Notre hypothèse : les porte-bonheur peuvent nous rendre plus heureux

La prochaine fois que vous croiserez les doigts ou que vous souhaiterez le malheur de quelqu’un, réfléchissez à deux fois.

Nous pouvons trouvez des superstitions, rituels et porte-bonheur dans les cultures du monde entier. Cette omniprésence traduit en réalité un fait essentiel : tout cela fonctionne et traduit une réalité tangible.

De nouvelles recherches montrent que, par exemple, croire au pouvoir d'un porte-bonheur peut effectivement nous aider à améliorer nos performances dans de domaines comme la mémoire à court terme ou la motricité fine, et ce même si le test effectué et le porte-bonheur n’ont (en apparence) aucun lien.

            Une étude scientifique sérieuse

Selon une équipe de psychologues de l'Université de Cologne en Allemagne, la réponse est oui.

Dans une série d'expériences impliquant la mémoire à court terme et la motricité fine, ces scientifiques ont pu étudier l'effet des croyances et de la confiance qu’on peut avoir (ou non) dans les porte-bonheur. Étudiants ou retraités, cadres ou chômeurs, le panel d’individu était suffisamment large que pour être représentatif de la société toute entière.

C’est dans la revue Psychological Science que se trouvent les résultats détaillés de l’étude.

          Des expériences sur les porte-bonheur

La première expérience a examiné l'influence des porte-bonheur dans un test de golf, où il fallait mettre la balle dans le trou en le moins de coups possible. Les expérimentateurs ont alors tendu une balle à chaque participant, mais en ne disant qu’à environ la moitié qu’il s’agissait d’une belle porte-bonheur.

Le résultat était probants : ce groupe avait un taux de réussite sensiblement supérieure à l’autre.

 

Dans une autre expérience, les participants ont reçu un cube contenant de minuscules boules, une plaque avec des trous se trouvant au milieu du cube. Le but était de mettre autant de ces balles dans les trous, et ce le plus rapidement possible.

Cette fois-ci pas de porte-bonheur, les participants à qui les scientifiques dit : "Je vais croiser les doigts pour vous !" ont obtenu de meilleurs résultats.

 

Les deux dernières expériences ont elles impliquées que les cobayes apportent chacun leur propre porte-bonheur.

Une partie était autorisée à le garder avec eux, tandis que l’autre devait le laisser aux psychologues.

Les tests qui ont suivis consistait en des jeux de mémoire et d’anagramme. Sans trop de surprise les résultats du premier groupe surpassèrent ceux du deuxième.

Quelques situations délicates