« La peur du regard des autres m’empêche de vivre« .

« Je ne me sens pas à l’aise dans la rue« .

Vous vous reconnaissez dans ces deux phrases, pas vrai ? 

Mais attendez. 

Il n’y a pas que ça. 

Vous ne savez pas vraiment d’où vient votre problème. 

Pourquoi à parti du moment où vous sortez dans la rue, votre cœur commence à s’accélérer ? Votre respiration devient plus rapide ? Vous avez l’impression que tout le monde vous regarde ? Si vous êtes confronté à ce genre de pensées, il y a des chances que vous soyez victime de phobie sociale

Quoi, en deux secondes j’aurai deviné ce qui vous pèse sur les épaules depuis des années ? 

C’est que, j’ai ma petite expérience moi aussi. 

Ma phobie sociale m’a fait arrêter les études et vivre une année de traitement, ou j’alternais psychiatre, psychologue et hôpital de jour. 

Je sais ce que l’on ressent lorsqu’on sort dans la rue, croyez-moi. 

Mais attendez, pas si vite. 

Je n’ai pas dit que vous étiez phobique social. 

Voici d’abord quatre critères à remplir pour être diagnostiqué phobique social. 

Et si vous lisez encore ces lignes, alors il y a de grandes chances pour que vous vous reconnaissiez à nouveau dans ce qui va suivre. 

1- Vous avez peur de l’évaluation négative

C’est le grand jour. 

Voilà deux nuits que vous n’arrivez pas à vous endormir. 

Vous pensez trop à votre présentation au bureau. 

Tous les chefs seront la d’après les ont dit.

Et chaque soir, vous ruminez. 

« Et si j’oublie mon texte ? », « si je bégaye devant tout le monde ? », « et si je deviens tout rouge ?« , « et si je transpire énormément ?« , « si…« 

Vos pensées automatiques ne s’arrêtent plus. 

Vous êtes assaillis du matin au soir, ça en devient invivable. 

Ce phénomène est typique des personnes ou la peur du regard des autres prime sur la raison. 

À cette intensité, on peut parler sans prendre trop de risque de phobie sociale. 

Les personnes atteintes par la peur du regard des autres sont également hypersensibles à la critique

Une simple critique sans animosité peut faire réfléchir cette personne pendant des jours voir des semaines. 

Mais la peur de l’évaluation négative ne s’arrête pas là. 

C’est un véritable cercle vicieux : difficulté à manifester de l’assurance, faible estime de soi ou des sentiments d’infériorité sont assez courants chez les personnes atteintes par la peur du regard des autres.

peur du regard des autres

2- L’anxiété d’anticipation vous gâche la vie

Je crois qu’il n’y a rien de pire que cette anxiété-là. 

Elle m’a gâché la vie pendant des années durant. 

À l’école, j’angoissais plusieurs semaines avant les périodes d’examen, jusqu’à avoir des plaques rouges sur le visage. 

Alors, imaginez deux minutes : un phobique social qui a peur du regard des autres, qui doit sortir dans la rue, PRENDRE LES TRANSPORTS EN COMMUN avec des plaques sur le visage

Autant vous dire que c’était mission impossible. 

Puis cette anxiété d’anticipation s’est propagée à à peu près toutes les situations de la vie quotidienne. 

J’avais un rendez-vous chez le dentiste dans deux jours ? Pas de problème, l’anxiété d’anticipation était là pour me le rappeler. 

Je devais me rendre à une soirée ou je ne connaissais pas grand monde ? Pas de problème, cette même trouble-fête était là pour me le rappeler. 

Pourtant, une fois chez le dentiste ou à la soirée, je me rendais bien compte par moi même qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. 

Mais je ne contrôlais rien. Et c’est bien ça le plus cruel…

peur du regard des autres

3- Les symptômes d’angoisse situationnelle sont traumatisants

Encore une autre caractéristique sympathique de la phobie sociale. 

Votre peur du regard des autres vous met tellement mal à l’aise que votre anxiété déborde. 

Dès le pas de votre porte franchi, tout change. 

Vos pensées s’accélèrent, votre respiration également, vous êtes mal à l’aise… 

Et ne parlons même pas des endroits où la foule est dense : rue piétonne, centre commercial et autres compères sont des lieux que vous ne fréquentez pas souvent. Ou bien tôt ou tard dans la journée, n’est-ce pas ? 

Mais parfois, vous n’avez pas d’autres choix que de vous rendre dans des situations angoissantes pour vous. Et là, c’est panique à bord. 

Vous avez beau vous dire que ce n’est rien, qu’il n’y a aucune raison de vous inquiéter, vous n’avez pas le contrôle. 

Vous développez donc des symptômes tel que les mains moites, tremblements, voix mal assurée…

Parfois, l’anxiété est tellement forte qu’elle déclenche une attaque de panique, suivit de tous les signes qui l’accompagnent : Tachycardie, tremblement, accélération respiratoire, étouffement, douleurs thoraciques, aphonie, vertiges, voire déréalisation ou dépersonnalisation

4- Vous évitez…

Comme je vous le disais à l’instant, ne choisissez-vous pas vos horaires pour faire les magasins ? De bonne heure le matin par exemple ? 

Ou bien, ne trouvez-vous pas des excuses pour ne pas aller à une fête, boire un verre avec des amis ou sortir vous promener dans la rue ? Ou lorsque votre relation avec une personne de sexe opposé commence à devenir trop intime ? 

C’est ce qu’on appelle l’évitement. 

Et vos évitements sont la conséquence directe de votre anxiété d’anticipation. 

Les évitements vous servent à deux choses :

  • Ne pas vous confronter à une trop forte anxiété lors de la situation que vous redoutez, en ne vous y rendant pas
  • À aller dans le sens de votre maladie : votre anxiété d’anticipation vous annonce clairement que ce n’est pas une bonne idée de vous rendre à cette situation. Alors vous évitez. 

Mais le danger est caché. 

Au premier abord, vous pourriez vous dire que vous allez mieux. Vous ne vous êtes pas confronté à la situation angoissante en restant chez vous. Vous ne vous sentez pas trop mal. 

C’est ce que j’ai fait pendant longtemps. 

Je restais chez moi le plus possible. Et finalement, je ne me sentais pas si mal que ça puisque je ne me confrontais à aucune situation angoissante. 

Mais c’est un piège. 

Vous devez être conscient que plus vous éviter, et plus votre cerveau renforcera l’idée que la situation évitée est dangereuse. 

Vous êtes pris dans un véritable cercle vicieux. 

Petit à petit, toute situation en dehors de votre zone de confort (qui se rétrécit petit à petit) sera à éviter. 

Jusqu’à ne plus sortir de chez vous, ou alors sous une forte dose d’anxiété. 

La peur du regard des autres : témoignage

Son tour approchait et il sentait les battements de son cœur s’accélérer. Ses mains étaient moites et laissaient des auréoles de sueur sur le vernis de la table de réunion. Ses voisins avaient-ils repéré son inquiétude? Oui, son vis-à-vis l’observait et venait de détourner vivement son regard. Qu’était-il en train de penser

Dans quelques minutes, ce serait à lui. Ses idées, si claires il y a quelques heures, étaient désormais confuses, embrouillées. Quelle impression allait-il donner s’il ne parvenait pas à s’exprimer sans se troubler, sans patauger? Sa gorge se nouait. Sa bouche était de plus en plus sèche. Évidemment, on n’avait pas prévu de verre d’eau dans la salle de réunion, mais, de toute façon, quelqu’un remarquerait forcément le tremblement de ses mains s’il s’aventurait à tenter de saisir quelque chose. D’ailleurs, tout le monde avait dû voir qu’il était mal à l’aise.

« C’est absurde de me mettre dans des états pareils, on ne va pas me manger tout de même. J’ai juste à présenter mon rapport annuel. Il ne peut rien m’arriver bon sang. » Son estomac était noué et, quand son voisin de droite éternua, il sursauta. Quelques regards se tournèrent vers lui, et il essaya de sourire pour se donner une contenance. « C’est à vous, Dubois », lui lance le directeur général. Il se leva, les genoux dans le coton. Ça allait être la catastrophe…

Critères diagnostiques de la phobie sociale

Voici les critères officiels de la phobie sociale tirés du DSM-IV.

 Il est fort possible pour que vous ayez l’impression de vivre un grand nombre d’entre eux. 

A. Une peur marquée et persistante d’une ou plusieurs situations sociales ou d’actions publiques dans lesquelles le sujet est exposé à des personnes inconnues ou à l’éventuelle observation attentive d’autrui. Le sujet craint d’agir de manière humiliante ou embarrassante (ou de montrer des symptômes anxieux). 

B. L’exposition à la situation sociale redoutée provoque invariablement de l’anxiété, qui peut se manifester sous la forme d’une attaque de panique liée à la situation ou conditionnée par la situation.

C. Le sujet reconnaît la nature excessive ou déraisonnable de ses craintes. 

D. La (les) situation(s) sociale(s) redoutée(s) ou d’actions publiques sont évitées ou vécues avec une anxiété intense ou une certaine détresse. 

E. La conduite d’évitement, l’anticipation anxieuse et la détresse liée aux situations sociales redoutées ou aux actions publiques interfèrent de manière importante avec la vie quotidienne de l’individu, avec sa fonction professionnelle (sa carrière) ou avec ses activités sociales ou relationnelles, ou bien il existe un sentiment important de détresse à l’idée d’avoir cette phobie.

F. Pour les sujets n’ayant pas encore 18 ans : la durée de la perturbation est au moins de 6 mois. 

G. La peur ou l’évitement n’est pas directement dû aux effets physiologiques d’une substance (par exemple, un abus de drogue, un médicament) ou d’une affection médicale générale et ne correspond pas à un autre trouble mental (par exemple, le trouble panique avec ou sans agoraphobie, l’angoisse de séparation, la dysmorphophobie, les troubles envahissants du développement, ou le trouble de la personnalité schizoïde). 

H. Lorsqu’une affection médicale générale ou un autre trouble mental est présent, la phobie sociale selon le critère A est indépendante de ces troubles, par exemple, le sujet ne redoute pas de bégayer (Bégaiement), de trembler (maladie de Parkinson) ou de révéler un comportement alimentaire anormal (Anorexie mentale ou Boulimie). 

Spécifier qu’il s’agit d’un type généralisé si les peurs s’appliquent à la plupart des situations sociales (débuter ou maintenir des conversations, participer à des petits groupes, fixer un rendez-vous, parler à des personnages incarnant l’autorité, assister à une réception).

À noter qu’il est possible d’envisager également un diagnostic additionnel de personnalité évitante.

La peur du regard des autres : timidité ou phobie sociale ?

Alors, pensez-vous correspondre au diagnostic, et être atteint de phobie sociale? Si vous lisez encore ces lignes, c’est qu’il y a de fortes chances pour que vous pensiez l’être. 

Mais attention, il ne faut surtout pas confondre la phobie sociale avec une timidité, même excessive. L’une est une maladie reconnue, tandis que l’autre est simplement une émotion plus ou moins contrôlable. 

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À tout de suite, de l’autre côté !

  • Salut Quentin, je me suis inscrit pour recevoir tes vidéos et ton livre, je l’ai finis à l’instant, il est génial ! J’ai vraiment aimé, merci !