Message envoyé. 

Ça y est. Vous ne pouvez plus revenir en arrière. 

Un mélange d’une immense frustration et de soulagement vous envahit. 

« Et voilà, une fois de plus j’annule au dernier moment. Ils vont m’incendier.« 

Mais d’un autre côté, une autre petite voix plus sournoise vous murmure : « ouf, enfin libre ! Tu peux rester tranquille à la maison. On n’est pas bien, ici, à l’abri des regards des autres ?« 

Le portable vibre. C’est Louis. 

« Putin t’abuses, ça fait 3 semaines que ce resto est prévu. On t’attendait ! Marie te réclame »

Tant pis. Vous répondrez plus tard. 

Votre excuse du rhume fiévreux n’a pas si bien marché que ça finalement. 

Cette situation n’est pas anodine. 

Elle se reproduit chaque jour, à chaque événement. 

Vous voulez vous y rendre, vous êtes attendu, et… patatra.

Les quelques heures avant l’événement sont anxiogènes. Vous ruminez. 

Votre angoisse se fait de plus en plus sentir. Mains moites, respiration rapide, pensées négatives. Tout y passe. 

Jusqu’à cette fameuse petite voix. Celle qui vous dit « aller temps pis annule tout. On reste tranquille, te pose pas plus de questions ».

En tant que phobique social qui se respecte, vous faites face à des évitements. Ils peuvent être massifs comme dans cette petite histoire, ou vous vous portez malade. 

Mais ils peuvent être beaucoup plus subtils et inconscients, comme détourner le regard, vous plonger sur votre téléphone dans le métro, etc. 

Et le problème, c’est que ça fait des années que ça dure. 

Des années que vous luttez, vous voulez vous sortir de cette situation, mais rien n’y fait. 

Psychologue, thérapie de groupe, médicaments, peut être que vous avez déjà essayé toutes ces solutions. 

Avant de vous rendre compte qu’elles ne vous apportaient rien. 

Alors pour vous, voici 6 raisons les plus courantes. Celles qui font que vous n’arrivez pas à guérir de la phobie sociale.

1- Vous n’avez aucun plan d’action 

La voilà. La principale raison pour laquelle les personnes n’arrivent pas à sortir de la phobie sociale.

Comment voulez-vous vaincre une maladie qui vous ronge depuis des années sans avoir de plan d’action ? 

C’est le b.a.-ba pour avoir des résultats. 

Que fait un athlète pour obtenir de bonnes performances aux Jeux olympiques ? Il se prépare selon un plan méticuleusement élaboré. 

Que fait un paraplégique partiel pour remarcher ? Il planifie ses efforts de semaine en semaine, de mois en mois voir d’année en année. 

Alors qu’est-ce qui vous dispense d’avoir un plan d’action ? 

Il vous sera indispensable si vous voulez voir des progrès arriver. 

Mais attendez, pas si vite. 

Ce serait bien trop facile s’il suffisait de vous construire un programme sur mesure pour guérir de la phobie sociale.

Et surtout, ça se saurait. 

En réalité, il y a deux pièges dans ce conseil. 

Parmi ceux d’entre vous qui lisent ces lignes et qui décideront de se fixer un plan d’action, combien iront jusqu’au bout ? 

Combien persévéreront en ne voyant aucun progrès significatif les premières semaines ? 

Trop peu, j’en ai peur. 

C’est le premier piège. La persévérance. 

Alors surtout, même si vous ne voyez pas de résultats les premiers temps, continuer. 

Personne n’a dit que c’était facile, pas vrai ? 

Mais il y a un deuxième type de personne. 

Et c’est un piège doublement sournois qui vient mettre son grain de sel. 

Encore une fois, la plupart d’entre vous qui déciderez de suivre un plan d’action seront motivés les premiers temps. Puis plus. Puis un petit peu. 

Le « phénomène du yoyo » fait des ravages.

Vous faites de petits exercices de temps en temps, histoire de vous donner bonne conscience. 

Histoire de pouvoir vous dire « c’est bon, j’ai fait ma part du boulot« .

Mais en réalité, au fond de vous, vous savez pertinemment que vous n’êtes pas dans la course. 

Alors si c’est votre cas, arrêter de vous voiler la face. 

Vous avez un plan d’action ? Bien, c’est une excellente chose. 

Maintenant, respectez-le, et à la lettre. 

Oui il sera dur, oui ça ne sera pas agréable, oui parfois vous aurez la flemme. 

Mais arrêtez de vous écouter, et bougez-vous-le *** !

Persévérance et régularité

programme vaincre phobie sociale

2- Vous n’avancez pas petit à petit

Vous êtes un peu comme ces sportifs débutants, ceux que l’on voit à la salle de musculation tous les jours, avant de disparaître 2 mois après. 

Vous arrivez, plein de bonne volonté, prêt à soulever des montagnes. Puis vous vous installez à la première machine à biceps. Curseur : Très-Haut.

Vous commencez votre exercice. 

C’est si lourd que vous n’arrivez à faire que 3 répétitions. Vos mouvements sont désarticulés. 

Mais c’est pas grave. Vous arrivez à porter lourd. C’est le principal, non ? 

Vous rentrez chez vous content de votre performance. Vous avez soulevé le plus lourd possible. 

Mais au bout de plusieurs séances, vous ne voyez aucun résultat. Et vous n’en verrez jamais. 

Pourquoi ? 

Car en musculation, rien ne sert de brûler les étapes. Mieux vaut progresser doucement, en commençant par pas trop lourd. Ainsi, vos mouvements seront corrects, et vous ne vous blesserez pas. 

Ça y est, vous avez compris la comparaison avec la phobie sociale ? 

Certaines personnes sont comme ces sportifs débutants pleins d’énergie. 

Elles décident de se confronter à des situations à 90% d’anxiété dès les premiers jours, en pensant bien faire. 

Mais c’est l’inverse qui se produit. 

Vous confronter à plus fort que vous ne fera qu’aggraver les choses. 

Sur place, votre anxiété sera bien trop forte, et votre cerveau renforcera alors vos croyances. 

Résultat ? La maladie est devenue plus forte. 

Ne brûlez pas les étapes !

C’est une des règles de base de a thérapie d’exposition : elle est progressive. 

Vous devez impérativement respecter cette progression, lente, mais sereine. 

Encore une fois, je vous repose la question : comment voulez-vous vaincre une maladie qui vous ronge depuis des années, en quelques sorties risquées?

sport

3- Vous pensez que quelque chose ne va pas chez vous

Ça, c’est votre grande excuse. 

Vous en avez de toutes sortes pour expliquer pourquoi vous êtes différents des autres. Et surtout, pourquoi vous n’allez pas mieux. 

« Oui, mais je suis pas belle, je n’arrivais jamais à plaire de toute façon« .

« Oui, mais j’ai une mauvaise personnalité de base, alors c’est vraiment difficile ».

Etc etc. 

J’ai moi aussi été sujet à ce phénomène. 

Trouver des excuses pour se justifier à soi mêmes et aux autres qu’on ne progresse pas. 

Mais en réalité, ce sont de fausses excuses. 

Des milliers de personnes ont tous ces défauts que vous vous autoproclamez (alors que je suis prêt à parier que 9/10 sont absolument faux). 

Mais j’ai une question. 

Est-ce que ces défauts empêchent ces milliers de personnes de vivre leur vie normalement

Bien sûr que non. 

La plupart de ces personnes ont peut-être même plus de défauts que vous, et mènent de belles vies. 

Rappelez-vous ceci : vos points de vue négatifs proviennent d’un mauvais traitement reçu par d’autres, au cours de votre enfance et peut-être encore aujourd’hui. 

Mais intrinsèquement, c’est faux. Vous êtes phobique social, il est donc logique que votre maladie trouve toutes les solutions possibles pour vous décourager d’en sortir. 

Alors, stop aux excuses ! 

peur du regard des autres

4- Vous n’arrêtez pas de vous comparer aux autres

Votre manque de confiance en vous vous amène à systématiquement vous comparer aux autres. 

Et vous comparer aux autres et le meilleur moyen pour diminuer votre confiance en vous. 

En clair, c’est un cercle vicieux. 

Se comparer aux autres de manière systématique est une habitude très néfaste sur votre estime personnelle. 

« Regarde, lui il arrive à faire ça et pas moi »

« Je suis beaucoup moins classe que lui »

Ce genre de pensées sont destructrices. Il convient de les stopper le plus rapidement possible. 

Alors, faites la chasse aux comparaisons. À chaque fois que vous vous prenez à vous comparer à quelqu’un d’autre qui « fait mieux que vous », pincer vous et dites-vous « STOP ! On oublie, je passe à autre chose« .

De cette manière, vous n’aurez pas le temps de finir votre comparaison et de vous en imprégner. 

Et encore mieux : vous aurez votre petite satisfaction personnelle. 

« Yes, j’ai réussi à stopper ma pensée »

Vous lâcherez peut-être même un petit sourire. 

5- Vous êtes axé résultat plutôt que processus

On retrouve ici le vilain défaut qu’est l’impatience.

Et je vais vous le répéter une troisième fois aujourd’hui : 

Comment voulez-vous guérir de la phobie sociale qui vous gâche la vie depuis des années, en quelques jours seulement ?

C’est une chose qu’il va falloir vous mettre en tête : vous n’aurez pas de résultats rapides. 

Et ça ne sera pas facile non plus. 

Au moins c’est clair. 

Guérir de la phobie sociale passera par un plan d’action que vous devrez suivre avec soin. Et les résultats n’apparaîtront pas en quelques jours. Voir même en quelques semaines.

Ça peut prendre plusieurs mois, même plusieurs années. 

Alors si vous vous focalisez sur les résultats, arrêtez tout. 

Vous ne tiendrez pas sur la durée. C’est même le meilleur moyen pour se démotiver. 

Vous attendrez des résultats après chaque exercice, chaque exposition que vous avez faite. Et e ne voyant rien se produire, petit à petit, votre moral vous jouera des tours. 

Vous serez envahi de doutes « ça se trouve ce que je fais ne sert à rien dutout », « je n’arriverai jamais à guérir encore une fois je ne progresse pas ».

Et vous lâcherez. Encore une fois. 

Alors surtout, ne partez pas avec cet état d’esprit. Axez-vous sur les processus plutôt que sur les résultats. 

En d’autres termes, veillez à bien appliquer votre programme à la lettre, et à suivre tous les exercices correctement. Sans évitement pervers (je vous vois venir) !

Si votre programme est bon, alors les résultats viendront d’eux même, petit à petit. 

Mais encore une fois, vous ne vous réveillerez pas un matin en vous disant « tiens je vais mieux ».

Non. Ça, c’est dans les films. Et encore. 

Mais c’est en regardant vos résultats que vous aurez pris soin de noter au fur et à mesure de votre thérapie que vous vous rendrez compte de votre progression. 

Vous vous direz « tiens, mais enfait, avant je n’arrivais pas à faire ça. Aujourd’hui j’arrive à m’y rendre sans problème »

Et avec le temps, les situations angoissantes vont disparaître petit à petit. Remplacée par la normalité. 

Avec le temps, votre humeur va changer. Vous serez plus libre de sortir, vous recommencerez à faire de nouvelles rencontres. Votre vie va recommencer. 

Et avec le temps, vous allez vivre donc votre renaissance, passant lentement d’une personne renfermée et peureuse malgré elle à celle qu’elle est vraiment au fond de son être. 

Avec le temps. 

Ne pressez pas les choses, et tout se déroulera comme vous l’aviez prévu. 

peur des autres

6- Vous croyez en la pilule magique

Vous voulez que je vous dise une chose ? 

Ce n’est pas entièrement de votre faute (pour cette fois-ci !).

On voit tellement de « gourous de la santé » qui proclament les vertus de leur formation incroyable.

« Non, mais je sais très bien que c’est une arnaque » vous dites-vous.

Alors à votre avis, pourquoi ça marche ? 

Tout le monde sait que ces formations sont plus ou moins bidon. Tout le monde sait que leur seul réel but est de rapporter de l’argent à son créateur.

Mais au fond d’elles mêmes, les personnes espèrent. 

Elles espèrent que ça marche. Tout simplement, car c’est la voie de la facilité. 

Tout le monde voudrait guérir rapidement, facilement sans bouger de chez soi. 

Et nous sommes programmés pour choisir les solutions les plus faciles. 

Mais encore une fois, regarder la vérité en face. 

Vous voulez guérir de la phobie sociale, une bonne fois pour toute ?

Alors vous allez devoir sortir de chez vous. Vous confronter à vos peurs. Vous mettre dans des situations angoissantes. Ridicules. Faire un énorme travail de réapprentissage. Tout ça étalé sur des mois.

La pilule magique n’existe pas. 

Arrêter de croire au père Noël (désolé pour ceux qui espéraient toujours). 

antidépresseur

Comment guérir de la phobie sociale?

Voilà. 

Je viens de vous montrer les 6 principales raisons qui font que vos n’arrivez pas à guérir de votre phobie sociale. 

Comme vous le voyez, avec un peu de patience et de ténacité, on peut vraiment obtenir des résultats satisfaisants.

Il y a quelques mois, je n’aurais jamais pensé que je pourrais de nouveau sortir avec mes amis, présenter des projets devant plusieurs personnes ou prendre le métro aux heures de pointe. 

Maintenant, ceci n’est qu’un seul élément de la palette. Si vous voulez vraiment réussir à vaincre votre phobie sociale, vous devez suivre un programme et utilisez des outils pertinents. 

C’est exactement ce que je vous montre dans mon nouveau cours « comment vaincre votre phobie sociale en 1h/jour« .

Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer sur ce lien, et je serais ravi de vous retrouver de l’autre côté. 

En attendant, chercher le comment, plutôt que le quand.